LÉGISLATIVES 2017 – Débrief du 1er Round

Le Festival de Cannes ? Trop facile.
La sanction du CSA contre TPMP & Hanouna ? Pitié non.
La 10ème victoire de Rafa à Rolland Garros ? Euh non plus.
Pour son grand retour, la rédaction d’OTG s’attaque à THE thème qui a passionné les foules ces dernières semaines.
Non on déconne puisqu’on va vous faire un résumé du premier tour de ce naufrage communément appelé les élections législatives qui ont eut lieu ce dimanche 11 juin !

Souvenez-vous, dans l’épisode précédent de « La démocratie française m’a tuer » : les électeurs de François Fillon continuaient à croire à son honnêteté, le PS s’était transformé en radeau de la méduse et Benoit Hamon ramait seul, Sarko tentait un comeback, Valls n’avait plus d’ami, Jean-Luc Mélenchon combattait « la pudeur de gazelle » avec des hologrammes, Hollande partait en retraite, Juppé aussi (enfin presque) et Macron balançait de la poudre de perlimpinpin à une Marine Le Pen visiblement possédée par le malin lors du débat d’entre deux tours (« Ils sont partouuuut dans les campaaaagnes, sur les réseaux soooociaux » – Malaise TV ? HELP)

La campagne Présidentielle, aussi rythmée qu’une saison d’House Of Cards, a laissé place à des Législatives aussi fades qu’une rediff d’un épisode de Derrick !
Et bien que dans le premier cas on a rarement parlé de fond, mais qu’on la paradoxalement souvent touché, le peuple s’était quand même mobilisé sentant que l’enjeu était de taille.
Mais ce coup ci, pour vous dire à quel point les français n’en ont plus rien à foutre, le hashtag #electionlegisTAtives était en top tendance sur Twitter toute la journée et personne ou presque n’a remarqué la faute d’orthographe pourtant grossière avant des heures. Voilà voilà.

1. Plein de chiffres

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– Avec 32, 32% des suffrages soit une projection de 415 à 455 sièges à l’Assemblée nationale sur 577, Macron et ses marcheurs continuent tranquillou leur OPA sur le pays et vont pouvoir bosser sans soucis sur des réformes controversées comme celle du Code du travail.
Niveau opposition, les Républicains ont récolté 21,5% des suffrages mais ils ne pourront compter QUE sur 70 à 110 sièges.
Comment est-ce possible ?
Le système uninominal majoritaire à deux tours actuel a tendance à sur-représenter la majorité parlementaire et sous-représenter les minorités. C’est d’ailleurs pour cette raison que le FN et la France Insoumise réclament la proportionnelle, un mode de scrutin qui était d’ailleurs défendu par Macron lui même il n’y a pas si longtemps…
Bref avec le monopartisme qui s’annonce, la vraie opposition se fera-t-elle dans la rue ? À suivre.

– 51,3% d’abstention les gars.
Taux le plus élevé depuis 1958, lors des premières législatives de la Ve République.
2/3 des jeunes. 57% des chômeurs et 60% de salariés : la fracture sociale se creuse de plus en plus surtout quand on sait que 43% des électeurs dont les revenus du foyer dépassent 3 000 euros ont placé l’équipe Macron en tête contre seulement 17% des électeurs dont les revenus sont inférieurs à 1 250 euros mensuels.
Pas la peine donc de fanfaronner quand on se qualifie vu que le plus grand parti de France est ironiquement celui qui ne vote pas.
Mais pourquoi les français n’ont pas voté ?
Trop de candidats ? Une campagne trop floue ? Des élections qui ont un goût de réchauffé 1 mois après les Présidentielles ? Du soleil après une semaine de pluie ?
Bref à quand une remise en cause des politiques qui nous gouvernent et du système en place ? Visiblement, ce n’est pas pour demain.

– 95 députés PS sortants sont éliminés dès le premier tour. Le Parti socialiste, qui contrôlait la moitié de l’Assemblée sortante, s’effondre avec une projection de seulement une vingtaine de sièges soit encore moins que les 57 députés socialistes de leur pire score obtenu en 1993. C’est un « recul sans précédent de la gauche », a reconnu Jean-Christophe Cambadélis : merci on avait remarqué JC. Sinon l’eau ça mouille et le feu ça brûle c’est ça ?!

– Le FN est passé de 7,7 millions de voix le 23 avril pour les Présidentielles à 3 millions de suffrages à ce premier tour des législatives soit plus de 4 millions de voix évaporées !
Certains diront que c’est incomparable vu que les Présidentielles sont plus mobilisatrices mais le FN est également en recul de 538.050 voix par rapport aux législatives de 2012 (2.990.592 bulletins au lieu de 3.528.663). Comme c’est bête que la progression du FN à la présidentielle, de 17% en 2012 à 21% en 2017, n’ait rien changé…
Non on déconne, c’est bien fait pour eux.
Avec leurs divisions en interne (les frangins Philippot qui vont sûrement lancer leur petit groupe), on espère ne plus entendre parler d’eux. Enfin ne soyons pas trop optimistes : jusqu’en 2022 ce serait déjà bien

2.Plein de surprises

La tendance du « dégagisme» a fait plus de victimes qu’un début de canicule dans une maison de retraite mal climatisée et il faut l’avouer certains ne vont pas nous manquer !cambadelis-palette-rouge-da8c82-0@1x.jpeg

Bref retour sur l’hécatombe des fortes têtes de la classe politique qui a eut lieu dimanche et pensée pour les journalistes politiques qui ne vont plus reconnaître grand monde.

– Bye bye la gauche : L’ancien secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert, l’ancienne Garde des Sceaux Elisabeth Guigou, l’ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, l’ancien ministre d’état Matthias Fekl, l’ancien candidat aux Présidentielles Benoît Hamon et puis Patrick Mennucci, Jean Glavany, Pascale Boistard, Kader Arif, etc.
– Bye bye les écologistes : Cécile Duflot et Emmanuel Cosse
– Bye bye la droite : Rama Yade et Henry Gaino
– Bye bye le FN : Nicolas Bay, Franck De La Personne, Jean Lin Lacapelle, et Eric Dillies qui, à Lille qui appelle à voter pour la France Insoumise #grandecart

Et sinon Collard et Philippot sont en difficultés respectivement dans le Gard et en Moselle tandis que Dupont Gnan Gnan risque de perdre sa circonscription également. Allez ça mérite un petit « Hihi » perfide.

3.Plein de mauvais joueurs

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«A vomir, hein. Vous m’entendez bien. (…) Entre les bobos d’un côté, qui sont dans l’entre-soi et dans l’égoïsme. Et puis il y a cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite, celle qui va à la messe, qui envoie ses enfants au catéchisme et qui après vote pour un type qui pendant 30 ans s’est arrangé, a triché par tous les moyens (…) un peu pétainistes… » : la Palme de la mauvaise foi, du sans gêne et du ridicule est attribuée à Henri Guaino qui a gerbé sa haine et son mépris sur ses électeurs en mode posey à la télévision. Je propose qu’on fasse de même si on le croise dans la vraie vie !

« Même si une chèvre avait été investie par la République en Marche, elle aurait été élue députée» : on salue le fairplay de Gilles Pennelle, candidat FN éliminé au premier tour dans l’Ille-et-Vilaine, qui porte bien son nom (vilain/Vilaine vous l’avez ? Ok bon je sors)

«Dans cette soirée de Berezina pour la gauche, un grand merci à Francois Hollande et Manuel Valls.. #mercipourcesmoments », François Lamy, ancien ministre socialiste éliminé dans le Nord se prend pour Donald Trump et tente le tweet assassin. Mention peu mieux faire.

« Vingt voix m’empêchent de me qualifier. Le résultat n’en est pas moins assez bon, puisque c’est le meilleur résultat du Front national sur l’ensemble de la Normandie, qui n’est pas un fief électoral du Front national », Nicolas Bay qui fait l’enfant capricieux : mec tu as perdu, maintenant rentre chez ta mère !

4. Le mystère

Manuel Valls est au 2nd Tour : alors soit le mec a vraiment une famille très nombreuse soit le soutient de Serge Dassault lui a porté bonheur ? One ne comprends pas #marchesurlatête

Je me doute que vous en avez marre de la politique et que vous avez bien envie de me balancer un petit « Oh ta gueule » mais je tenais à rassurer le public : nous aborderons bientôt des choses plus funky par exemple notre amour pour le Guacamole et Guillaume Meurice.
Mais bon on vous parlera (peut-être) des rebondissements dans les affaires Ferrand (abus de biens sociaux ?), Bayrou (emplois fictifs au Modem ?)  et de Sarnez (emplois fictifs au Parlement Européen ?) : tous (encore) ministres du petit Manu.
Finalement je retire ce que j’ai dit : on est bien (un peu) dans House of Cards, la classe de Kevin Spacey & Robin Wrigt Penn en moins.

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